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Edition Exprimerie

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Une histoire de l'institut

Question : Pourrais-tu nous retracer comment tu as créé cet Institut, afin que nous puissions comprendre l’histoire, voire même la préhistoire de cet Institut Bordelais ?

Jean-Marie Robine : C’est vrai qu’il est peut-être nécessaire que j’évoque quelques moments importants de mon itinéraire car ils constituent un fond sur lequel la Gestalt-thérapie et la création de l’Institut va venir constituer une figure peut être plus chargée de sens…

Question : Par quoi commencer, par quand commencer ?

Jean-Marie Robine : J’ai commencé à exercer comme jeune psychologue en 1967. Je n’avais pas encore 22 ans et un poste m’était déjà proposé pour travailler dans une consultation et service de suivi éducatif pour enfants et adolescents.

Question : C’est donc avec les enfants et adolescents que tu as commencé ta pratique ?

Jean-Marie Robine : Oui et non. Sur un plan strictement professionnel, c’est exact ; mais de façon "para professionnelle" en quelque sorte j’étais depuis quelques années engagé dans l’encadrement de mouvements de jeunesse (scoutisme et autres) puis dans la formation d’animateurs de jeunes en particulier au moyen de l’expression (mime, expression corporelle, voix, marionnettes, terre, peinture etc.). C’est probablement là que se trouve l’un des piliers de mes choix ultérieurs.

Question : Et donc vers 15-16 ans tu faisais déjà de la formation ?

Jean-Marie Robine : On peut dire ça, effectivement, et j’y consacrais pas mal de temps, à la fois à former et à me former. Avec parfois beaucoup de candeur ou de culot de ma part : ainsi vers 17-18 ans, par exemple, je me suis retrouvé prof de chant pendant un an — à temps très partiel ! — dans une école d’éducateurs, des "élèves" qui avaient facilement 10 à 20 ans de plus que moi, et moi je ne connaissais rien au solfège… !!!

Question : Professeur de « champ » ? C’est une vieille histoire d’amour ?

Jean-Marie Robine : …En parallèle avec mes premières années d’exercice et aussi à la poursuite de mon investissement dans le mouvement "Expression", je me suis formé au psychodrame, à la dynamique des groupes, à l’approche rogerienne (non directive) et je commence à pratiquer la psychothérapie d’inspiration analytique sous contrôle (psychodrame d’enfants, puis d’adultes, et peu à peu thérapies individuelles).

Question : Quand et comment rencontres-tu la Gestalt-thérapie ?

Jean-Marie Robine : Je ne saurais fixer un moment précis. Je crois que j’en ai entendu parler à la toute fin des années 60 ou au début des années 70. Probablement au travers de l’approche Rogerienne (Rogers était l’un des 3 qui, comme Perls, avait participé à la trilogie culte "Gloria", film qui a eu ses heures de gloire dans ces années…). J’ai lu les premiers livres de Gestalt-thérapie quand ils sont parus en français, puis ça m’a amené à me remettre à l’anglais pour aller plus loin, puis j’ai commencé à participer à des sessions ponctuelles lorsque s’en présentait la possibilité, car il n’y avait que ça qui existait alors…

Question : Au milieu des années 70, sans doute ? Était-ce la même Gestalt-thérapie que celle d’aujourd’hui ?

Jean-Marie Robine : Les sessions qui nous étaient alors proposées étaient rarement de la seule "Gestalt", mais un vaste mélange de Gestalt, de Bioénergie, d’Analyse transactionnelle, parfois de psychodrame et de Rogers, de Psychologie Humaniste, comme on disait à ce moment-là au sein du "Mouvement de développement du potentiel humain".

Question : Comment as-tu choisi la Gestalt-thérapie parmi toutes ces approches ?

Jean-Marie Robine : Lorsque les thérapeutes nommaient certaines de leurs pratiques en référence à la Gestalt-thérapie, j’y rencontrais une résonance particulière et un complément théorique et méthodologique à ce que j’avais entrepris avec "l’expression". D’ailleurs, vers 74-75 j'avais créé avec quelques amis, Jean et Jacqueline Broustra, Guy Laffargue en particulier, et quelques autres aussi, l’Institut de Recherche-Animation Expression, IRAE qui proposait stages, formations et colloques dans une perspective complètement novatrice à l’époque mais rapidement suivie par Max Pagès, d’intégration des "techniques" d’expression, de la dynamique des groupes et de la thérapie. Ce furent des années d’expérimentation extrêmement fertiles, parfois sauvages, toujours créatrices et stimulantes.

Question : D’après les dates que tu as mentionnées ici ou là, ce doit être dans ces années que l’Institut de Bordeaux s’est créé ?

Jean-Marie Robine : En effet, vers la fin des années 70, j’avais entrepris une formation spécialisée et sérieuse (enfin !) à la Gestalt-thérapie à Bruxelles. C’était le premier programme francophone, organisé conjointement par Multiversité (Michel Katzeff) et l’Institut de Gestalt de Cleveland. Pendant 3-4 ans, j’ai fait la navette Bordeaux-Bruxelles, 10 heures de train aller-simple à l’époque !… Quand j’entends certains étudiants se plaindre aujourd’hui lorsque certaines sessions ne sont pas à leur porte ! Et en parallèle à cette formation, au sein de l’IRAE, je proposais de plus en plus de session sous la dénomination de "Gestalt", à tel point que mes amis de l’IRAE m’ont poussé et soutenu dans la création de l’Institut de Gestalt afin de mieux différencier les activités, et les références !

Question : L’Institut : 1980 ?

Jean-Marie Robine : Oui, les statuts ont été enregistrés début 80. L’activité existait avant mais l’acte de naissance stipule cette date…

Question : Rue Paul Louis Lande ?

Jean-Marie Robine : Oh non ! J’habitais alors en pleine campagne dans l’Entre-deux-mers dans ce qui s’appelle pompeusement dans la région un "château" mais qui était plutôt une grosse bâtisse genre école de campagne… J’y ai construit une salle de groupe indépendante dans le grenier et nos premières activités, groupes ou thérapies individuelles, ont eu lieu là. Cécile, mon épouse à l’époque, qui se formait avec l’équipe québécoise de Ernest Godin, y a aussi fait ses débuts.

Question : Tu as quitté alors ton travail de Psychologue en institution ?

Jean-Marie Robine : C’est plus compliqué que ça ! Je n’étais plus psychologue au sens strict depuis quelques années. René Guitton, qui était le directeur de la consultation dans laquelle j’exerçais, en même temps que le directeur général de l’Association qui regroupait une dizaine d’établissements et services, m’avait confié vers 71-72 la direction d’un service nouveau que j’avais contribué à créer : le Centre de Guidance Infantile. Je me demande encore aujourd’hui comment il a pu oser confier une telle responsabilité à un "gamin" de 25 ans, avec rapidement une équipe de quinze-vingt personnes (psychiatres, psychologues, orthophonistes, psychomotriciens, assistantes sociales etc.) tous plus âgés que moi, à animer, et la responsabilité de la politique d’Hygiène Mentale Infantile de la ville de Bordeaux (plus Talence et Gradignan) à inventer et à mettre en place. Quand René est parti, je n’ai pas trouvé chez son successeur ni dans la nouvelle équipe de direction les appuis et encouragements à l’innovation auxquels j’étais accoutumé. Mes fonctions se rétrécissaient comme une peau de chagrin à des tâches de plus en plus administratives, si bien que dès que l’activité de l’Institut de Gestalt a pu me le permettre, j’ai quitté le Centre de Guidance Infantile et me suis consacré 100 % à la Gestalt-thérapie.

Question : Un pas difficile à franchir ?

Jean-Marie Robine : Après une quinzaine d’années salariées, dans une assez grande sécurité d’emploi, décider une telle mutation n’est pas simple. Mais en même temps, cela s’imposait comme une évidence. L’administration ne m’a jamais passionné et ce n’est pas pour cela que je m’étais préparé ni au travers de ma formation de psychologue, de psychothérapeute, ma thérapie personnelle etc. Alors après avoir travaillé 3 ou 4 ans comme bénévole dans l’Institut, j’ai pris le risque. A peu près en même temps, ayant acheté une grande ferme en ruines pour m’y installer, il n’était pas possible dans l’immédiat d’y transférer l’Institut. Il a donc fallu aller louer un local en ville. J’ai trouvé des locaux, pas très grands mais dans nos moyens de l’époque, dans le quartier espagnol de Bordeaux, mais rapidement entre les psychothérapies, la formation de Gestalt et les formations de thérapeutes familiaux, il a fallu trouver plus grand et plus adapté. Et ce fut la rue Paul Louis Lande !…

Question : A quel moment et dans quelles circonstances as-tu commencé à travailler avec Jean-Marie Delacroix ?

Jean-Marie Robine : Pratiquement dès le début ! L’Institut de Bordeaux venait d’être créé lorsque nous nous sommes rencontrés au cours d’un congrès de Psychodrame à Bordeaux. Nous avons rapidement noué une amitié au-delà des composantes de ce qui est devenu aussi un compagnonnage professionnel. Après une première expérience de co-animation à Bordeaux d’une session de thérapie, nous avons décidé ensemble de proposer le premier programme franco-français de formation de Gestalt-Thérapeutes. Jean-Marie a quitté le Québec à ce moment-là, s’est installé à Grenoble et y a fondé l’Institut, et nos étudiants faisaient la navette entre Bordeaux et Grenoble pendant toute la durée de leur formation.

Question : Vingt ans d’histoire, ça doit représenter un certain nombre d’anecdotes, de souvenirs gais ou tristes. Pourrais-tu en évoquer quelques-uns ?

Jean-Marie Robine : Ce qui reste pour moi le plus important ce sont surtout des rencontres fortes et souvent durables, avec des étudiants comme avec des collègues formateurs, français ou étrangers. Je pense aussi à des moments émouvants partagés avec des personnes qui ont pu représenter à certains moments de mon itinéraire de véritables mythes… et qui me paraissaient inaccessibles. Les quelques jours passés chez moi par Isadore From ou par les Polster resteront des moments forts. Je repense aussi à un voyage à New York en 1991… J’avais quelques années auparavant découvert l’importance capitale, pour la Gestalt-thérapie et au delà, de Paul Goodman dont je n’avais jamais entendu parler dans ma formation. J’ai pris mon bâton de pèlerin et suis parti sur ses traces, j’ai réalisé une série d’entretiens (sa femme, son thérapeute, ses amis, etc.) et ai pu ainsi mettre en place le n° 3 de la revue Gestalt qui a contribué à remettre en mouvement, y compris aux États-Unis, un intérêt certain pour Goodman.

Me revient aussi, à cette occasion, une soirée passée chez Isadore From à New York au cours de laquelle Hunt, son compagnon, s’est mis au piano pour chanter des chansons écrites par Goodman et ignorées de tous ou presque…

J’associe aussi, dans d’autres circonstances, le souvenir d’une soirée avec Laura Perls déjà très âgée, au cours de laquelle elle s’est mise au piano pour nous interpréter je ne sais plus quelle sonate… avec une intensité dans la présence qui faisait oublier que sa motricité n’était plus vraiment à la hauteur de ses prétentions…

Je pense à ces dizaines d’heures de bus et taxi-brousse que j’ai « imposées » à Jean-Marie quand nous étions ensemble partis enseigner la Gestalt-thérapie en Côte d’Ivoire, tout ça parce que je voulais voir les ponts de lianes dans la brousse éloignée… Je pense au Congrès Européen de La Villette en 1992. J’étais alors président de la Société Française de Gestalt et de l’Association Européenne de Gestalt-thérapie et j’avais voulu profiter de mon mandat pour faire sortir l’AEGT de son fief germanique d’où elle ne sortait pas (ça y est, le pli est pris !!!) et il fallait à cette occasion marquer un gros coup. La cité des Sciences nous paraissait un site prestigieux mais la location nous angoissait : quel risque financier ! Une location de l’ordre de 300 000 F, sans parler du reste. Dieu merci, le déficit n’a été que de quelques centaines de francs…

Dans le désordre, je pense aussi à la force des messages et témoignages extraordinaires d’affection reçus au moment de mon accident de voiture et qui restent une racine profonde à mon existence actuelle…

Je pense aussi à des événements plus douloureux, la mort de certains étudiants, au début du SIDA, à des coups bas, des traîtrises, des angoisses aussi, mais en définitive assez peu d’événements douloureux au regard des joies apportées par la Gestalt-thérapie et ses à-côtés ! Et j’espère que l’inventaire n’est pas achevé !

Question : Tu n’as pas évoqué la scission au sein de la Société Française de Gestalt ? Lui accordes-tu une importance quelconque ?

Jean-Marie Robine : Ce fut un moment très douloureux. Mon projet personnel dans la situation bloquée qui était celle de la SFG d’alors consistait simplement à me retirer. Je ne supportais plus les jeux de pouvoir qui étaient alors imposés, et le rapport de force fondé sur la préoccupation infantile : « Mon zizi est plus gros que le tien ».

J’ai rencontré récemment un concept qui décrit extraordinairement le phénomène que nous avons rencontré : « La Violence innocente » de Christopher BOLLAS, un psychanalyste anglais qui écrit souvent des choses que j’aime bien. Je retrouve la citation : il dit : « Le processus commence lorsqu’un sujet agresse un autre sujet, sans reconnaître le fait. De plus, lorsque le destinataire de l’agression exprime sa douleur et donne une représentation verbale de la transgression, le sujet adopte une attitude innocente qui va croissante, obligeant ainsi le destinataire à porter le poids de l’angoisse liée à l’événement mais aussi à en assumer la représentation psychique. C’est alors que le déni se produit : le sujet dénie maintenant l’affect de l’autre et sa pensée. Ce déni est en définitive le déplacement du désaveu de contenus agressifs. »

Je m’apprêtais donc à partir face au déni à répétition… mais d’autres vivaient la même chose et s’apprêtaient aussi à se retirer. J’ai préféré alors être solidaire de la dynamique de groupe qui s’est créée à ce moment-là et contribuer à mettre en place une Institution qui voulait fonctionner sur des bases plus saines et plus coopératives : le Collège. Faire le deuil de la Revue que je tenais à bout de bras depuis son origine a été douloureux, d’autant que ça n’avait pas été évident de faire accepter par la SFG de la créer, mais cela avait été mon premier objectif lorsque j’étais président de la SFG. Ce deuil s’est fait, d’autant mieux que nous avons créé une autre revue, les Cahiers, qui a même permis d’améliorer ce que nous faisions avec la revue Gestalt. Aujourd’hui, je trouve la situation française et le clivage des « deux Gestalt-thérapie » beaucoup plus sain, beaucoup plus agréable à vivre, même s’il est pour moi difficile que certaines personnes que j’aime et que j’estime appartiennent à « l’autre camp ». Mais « les loyautés », du moins les loyautés choisies et conscientes, constituent une valeur d’importance à mes yeux, et donc j’accepte la situation : elle me permet de travailler avec des collègues avec lesquels des fondements éthiques peuvent être partagés, et c’est l’essentiel. Si une telle violence et de tels rapports de pouvoir devaient se développer un jour au sein du Collège, je n’attendrais pas aussi longtemps pour aller planter des choux ailleurs…

Question : Comment vois-tu l’avenir de l’Institut ?

Jean-Marie Robine : Je n’ai guère de contact avec les voyantes… et je sais que l’avenir sera aussi, pour partie, ce que nous le ferons. Alors j’ai quelques idées là-dessus, du moins sur ce que je souhaite.

Il y a plusieurs axes qui me mobilisent et mobilisent l’équipe de l’Institut.

  • D’abord amplifier et structurer le phénomène d’équipe, équipe de l’IFGT et équipe avec les Instituts régionaux,
  • Intensifier les publications en matière de Gestalt-thérapie, et surtout leur distribution. J’ai créé « L’exprimerie », département édition de l’IFGT et espère que grâce à ça, la Gestalt-thérapie pourra un jour être plus présente sur les étagères des libraires. Mais ça coûte très cher et ça ne rapporte rien, en tout cas moins que ce que ça coûte. Mais ça me paraît tellement important pour l’avenir de la Gestalt-thérapie que je suis prêt à y mettre de ma poche…
  • J’aimerais aussi, mais je ne sais pas trop comment, intensifier la présence de l’Institut (ou de la Gestalt-thérapie en général) dans le tissu communautaire. C’est un projet difficile parce que nul ne peut être au four et au moulin, mais je crois que si nous voulons être fidèles à l’esprit de la Gestalt-thérapie et à sa philosophie, il nous faut inventer des formes de présence à la cité, au-delà du cabinet, au-delà de la rencontre duelle, au delà même de l’action démultiplicatrice que peut constituer la formation.
  • Avancer dans les travaux de l’Atelier Théorico-Clinique. Depuis 7 ans maintenant, un groupe s’est constitué et se rencontre pour travailler pendant 3 week-ends par an. Il y a même eu une période où nous travaillions dans une rencontre tous les deux ans avec les Allemands et les Italiens pour partager nos recherches. Ces travaux ont donné lieu à pas mal de publications sous des signatures diverses et ont contribué à ce que la « pensée » gestaltiste française soit considérée internationalement comme l’une des plus vivantes et des plus novatrices. Il nous faut aller plus loin encore. L’horizon est une ligne fictive qui recule à mesure qu’on avance, n’est ce pas…
  • Dans la perspective de l’amélioration du service à la communauté, au moins gestaltiste, nous sommes en train aussi de repenser complètement le service de bibliothèque et de documentation, en profitant des progrès que la technologie informatique nous permet de faire… On en reparlera plus tard, quand ce sera opératoire !
  • Bien que je n’aime pas beaucoup voyager, je crois important de continuer à contribuer à l’enseignement international car je crois à l’importance du « fond commun » pour le développement de la Gestalt-thérapie. La parution prochaine de mon livre en Amérique Latine, en langue espagnole, et aux États-Unis en anglais, et probablement aussi en Italien, va sans doute m’amener à me déplacer. Mais je préférerais me déplacer moins et intensifier le travail dans mon « éco-niche »…
  • Il y a aussi d’autres projets, certains même très importants, qui vont dans le même sens mais dont il est prématuré de parler…

Question : Ça parait beaucoup, tout ça, je comprends que tu aies placé en première ligne l’élargissement de l’équipe. Il y aurait de quoi occuper pas mal de personnes !

Jean-Marie Robine : Certes, certes… D’autant que je suis beaucoup plus intéressé à soutenir des initiatives créatives de personnes ou d’équipes pour diversifier les contributions qu’à m’accrocher à mes propres choses. Je crois que la vie et le développement de la Gestalt-thérapie passent par la présence, la création, l’engagement. Si la communauté des gestaltistes reste semblable à des oisillons dans leur nid, attendant bouche ouverte la nourriture de leurs parents, nous n’irons pas loin. Il y a désormais assez de compétences diversifiées et de dynamisme pour que la Gestalt-thérapie française passe à la vitesse supérieure. Alors, retroussons nos manches.